Yves Sonier, PDG de Groupe Sefico :
« Cette traversée de l’Atlantique Nord sera l’occasion pour le Groupe SEFICO de communiquer sur ses valeurs : la technicité, la solidarité, la créativité et l’intégrité, en suivant l’aventure des quatre hommes d’équipage. Technicité, car les développements de la course au large depuis près de 50 ans en font aujourd’hui un sport technique très pointu, tant en termes d’architecture, de construction, d’équipements ou de moyens de communication. Solidarité, la bonne gestion du pilotage d’un bateau de course à l’échelle océanique exige cohésion et entraide de la part de chaque membre d’équipage. Créativité, chaque difficulté météorologique impose de trouver une solution adaptée, qui permette d’optimiser la progression et de développer une stratégie efficace. Intégrité enfin parce que la mer ne supporte ni bluff, ni mensonge.
En beaucoup de points, ces symboles forts de la course au large rejoignent ceux que le Groupe Sefico a choisi de défendre dans son action quotidienne de partenariat auprès de ses clients. L’un de nos collaborateurs a même poussé la comparaison un peu plus loin puisqu'il sera équipier sur notre bateau au départ de la Québec Saint-Malo..."
UN PARCOURS EXIGEANT ET VARIE
Philippe Vallée (skippeur de Groupe Sefico) :
« Cette traversée de l'Atlantique Nord comporte 3 phases bien distinctes. La première partie est essentiellement fluviale, avec la sortie du Saint Laurent, très piégeuse. Sur une distance d’environ 500 milles nautiques, tout peut arriver…que ce soit l’absence totale de mouvement d’air, les variations très soudaines du vent (dues aux grandes amplitudes thermiques de cette zone, ndlr) qui peut passer de 10 à 30 nœuds en quelques instants, avoir à se mettre à l’ancre pour ne pas reculer, des orages violents et soudains…les cas de figures qui peuvent gêner la progression du bateau sont nombreux, sans compter le trafic maritime très intense dans cette zone. Il faut encore ajouter à tout cela les bancs de sables qui se déplacent sans cesse et sur lesquels on peut s’échouer…
Vient ensuite la Transat proprement dite. Là, les choses sont a priori plus simples puisque la stratégie consiste avant tout a placer idéalement le bateau dans le régime de dépressions qui s’enchaînent habituellement dans l’Atlantique Nord à cette période de l’année, tous les 4 à 5 jours. L’avantage pour nous est que celles-ci se succèdent dans le bon sens, c’est-à-dire d’est en ouest, poussant notre Pogo 40 au portant. La vitesse maximum de ces bateaux s’obtient à 130 degrés du vent, dans des vents supérieurs à 20 nœuds. Là, les surfs peuvent régulièrement dépasser les 20 nœuds et garantir de belles moyennes…très humides ! Il faudra néanmoins savoir prendre le temps de dormir pour ne pas arriver complètement épuisé à l'approche des dernières difficultés du parcours.
Après cette descente express, la phase « d’atterrissage » débutera au large de l’Angleterre. L’entrée dans la Manche est toujours compliquée et il faudra être vigilant à ne pas se laisser piéger par la fatigue accumulée lors de la traversée. Même si nous serons en équipage, ces 3 à 4 derniers jours d’approche de Saint-Malo se négocieront au rythme d’une étape de la Solitaire du Figaro. Il faudra être en veille constante pour jouer efficacement les courants, que ce soit au large des côtes anglaises ou françaises. Il faudra également compter à nouveau avec le trafic maritime et les conditions météorologiques perturbées, résultant à l’approche des côtes du conflit entre brises thermiques estivales et régimes de vents synoptiques (vents des grands systèmes météorologiques, ndlr)…Bref, la partie s’annonce corsée !
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