Après le rythme infernal de la course, les quatre équipiers du Pogo 40 Groupe Sefico sont passés bien malgré eux sur un mode beaucoup plus lent et "contemplatif", même si leur situation n'a rien de vraiment confortable. Nul doute en tout cas que leur condition de naufragés temporaires développe leurs aptitudes esthétiques si l'on en croit ce poème reçu hier soir...
AGONIE D'UN NAUFRAGE DORE
Cela fait 5 jours
Qu’on arrive dans 5 jours
Cela fait trois nuits
Que barrer nous ennui
C’est comme si Neptune chaque matin
Envoyait des esprits malins
Décrocher des nœuds à la corde à vent
Pour nous briser dans notre élan
Comme si la porte du salut vers la terre
N’était qu’une illusion éphémère
Et comme si notre reptation agonisante
Nous y poussait a vitesse trop lente
Heureusement que chaque soir
Pour entretenir un vague espoir
On revérifie notre autonomie en carburant
Histoire de pallier le manque de vent
250 milles pour le salut définitif
C’est le résultat approximatif
Alors quelque soit maintenant la distance
Nous sommes logés à l’école de la patience
jeudi 7 août 2008
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1 commentaire:
Le risque avec la poésie c'est qu'on y prend gout. Ne vous avisez pas de faire demi-tour à 200 miles des cotes.
ici trop de mistral, on vous en envoie un peu.
On s'impatiente.
A très bientot a tous.
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